| Chroniques à Vélo: |
Publié le dimanche 16 mai 2004Dimanche 16 mai 2004
Sortie du samedi L’un de mes plus beaux souvenirs, c’est lorsque mes parents, en été, nous amenaient, le samedi, au chalet de mon oncle Cyril. Déjà, avant même le départ de la maison, ma mère tentait d’exorciser la rivière et malheur à celui qui oserait s’y aventurer sans surveillance. Ça sentait bon le pain qui embaumait toute la voiture. Une heure à humer ce parfum, nous pouvions rêver, sur la banquette arrière, mes frères et moi, à la préparation de notre prochaine expédition. Au chalet de mon oncle Cyril, tout était en bouleau, du chalet à la table de pique-nique en passant par les toilettes. Bien que tous ces souvenirs soient encore présents, celui qui m’est le plus cher, c’est le chemin. Celui qui menait au chalet. Celui bordé d’arbres, situé sur la crête d’une colline qui surplombait la rivière et un ravin. Deux roulières, une lisière de gazon au centre, c’était le chemin. Seule voie à suivre. En plus de guider les voitures, il nous donnait, mes frères et moi, le sentiment du conquérant, celui qui redécouvrira le monde, un nouveau monde. Était-ce l’enfer ? Pourtant, ce chemin devait être long que de quelques centaines de mètres. Mais il me foutait une trouille mais pas autant qu’il me fascinait. Le courage, je le puisais au côté de mes frères et surtout à la présence de mon père. Cigarette au bec, main sur le volant, regard amoureux à ma mère, il conduisait, sans broncher, la Chevrolet à bon port, bon quai. Aujourd’hui, samedi, je suis retourné en se souvenir. À la place du chalet, l’endroit à conquérir, le Pic-de-l’Ours. Le chemin, le sentier des Crêtes. La voie bordée des bouleaux, épinettes et érables du Mont-Orford. La seule chose qui a changé, les odeurs dans l’auto. Celle du pain est devenue celle des amis qui ont passé 90 minutes à courir sur le sentier des Crêtes, à monter et descendre les pics dans l’enfer des moustiques et la chaleur humide d’un début d’été. 1 Commentaire : Commentaire écrit le samedi 22 mai 2004 à 13:40:31 (lien) Claude É. Quand j'y repense, je le vois encore, sur des patins et nous dessus, dedans, à l'avant faux cocher, courant autour, dans l'herbe l'été: le traîneaux du boulanger. Moi, chez mononque Cyril, c'est de cà que je me souviens. Your Bro! Ajouter un commentaire Dimanche 16 mai 2004
Jeudi et vendredi, jour de lavage. Était-ce le cerveau ? Dimanche 16 mai 2004
Sortie du mercredi À peine 100 mètres de roulé que déjà je viens d’en apercevoir. Après 1 km, j’en ai dénombré quelque 30. Seulement les montagnes. Imaginez 30 km ? Heureusement, j’ai cessé de les dénombrer, de les regarder. Mais « christ » qu’il y en a. C’est Paul, un ami, qui m’a fait la remarque, il y a quelques semaines. - Tu vas voir, c’est incroyable! Il y en a plus qu’il n’y a de fleurs. Une répétition, une régularité ! Un complot ! À se demander si ce n’est pas la neige qui apporte tout ça. Est-ce cela l’équilibre entre l’humain et la nature ? J’espère que non ! Un psychiatre soulignait, lors d’une conférence, l’importance de la réflexion collective. La capacité d’habiter ses gestes pour leur donner du sens. À voir pousser les déchets dans les fossés à tous les 100 mètres, il y a, pour le moins, à Magog et ses environs, une collectivité qui réfléchit au traitement des déchets. Ce que je ne comprends pas, c’est le comment. Comment habite-t-il ce geste ? Quel sens lui donne-t-il ? Charge adipeuse frottant sur le volant, l’individu croit que la propreté passe, avant tout, par sa voiture; rien n’y traîne. Accumulant les heures de travail à une vitesse folle, livrant un virulent combat avec le cholestérol qui s’accumule sur la banquette de sa voiture, il souffre, il stresse. Et voilà, qu’il s’individualise. Il habite sa voiture, il est seul. Il construit son sens de la communauté par un dialogue avec l’animateur à la radio. Ce dernier devient alors sa famille élargie. Survient alors le problème. Que faire de ce papier ? Non, il ne finira pas sa vie sur le plancher de sa voiture. Sa pensée se ralentit – cela arrive régulièrement lorsqu’une fenêtre est abaissée en hiver - et il laisse le papier prendre son envol. Rien à faire du passé et encore moins de l’avenir, ce qui compte, c’est le présent et il est très reconnaissant pour l’individu. Aujourd’hui encore, sa voiture est restée propre! Et vous ? Avez-vous une passion ? 1 Commentaire : Commentaire écrit le lundi 17 mai 2004 à 20:05:50 (lien) Josée Je l'aime celui-là...Drôle et réfléchi. Pas trop condescendant, juste assez! Tu améliores ta mesure. Ajouter un commentaire Un blogue Sports par Mon Blogue.com |
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